Avenue des souvenirs

Aujourd’hui, j’ai achevé un vingt-quatre heures chez mes parents, dans la ville où j’ai vécu mon adolescence et apprivoisé l’âge adulte. Une fois passé ce qui, à Montréal, serait l’heure de pointe, et pendant que maman dormait encore, je suis allée courir. La langue anglaise a une jolie expression pour évoquer l’expérience que j’ai vécue : … Continuer la lecture de Avenue des souvenirs

Mariage de raison

J’ai acheté l'an dernier un ordinateur que je conspue pour y faire rouler des logiciels que je n’aime pas. L’installation du portable a connu divers ratés qui ont contraint les techniciens de mon fournisseur à y passer plus de temps que moi. Pendant qu’ils s’activaient à distance sur la machine, je poursuivais mon travail de … Continuer la lecture de Mariage de raison

Les frelons de l’été

Avec la belle saison reviennent les tondeuses, taille-bordure, souffleuses à feuilles et autres joujoux motorisés destinés à améliorer la vie des résidents, moyennant un empoisonnement temporaire et récurrent du quartier. D’ici quelques semaines, les climatiseurs, les hors-bord et les moteurs de piscine reprendront du service, pour le meilleur et pour le pire. En juillet, on … Continuer la lecture de Les frelons de l’été

Une journée au centre-ville

Aujourd’hui, je me suis rendue au centre-ville pour une formation en déontologie dans les bureaux de l’ordre professionnel dont j'envisage de devenir membre. Je n’ai pas encore décidé si je paierai les sept cents dollars de cotisation annuelle exigés pour ajouter quelques lettres au bout de mon nom. J’ai fait sans pendant quinze ans; en … Continuer la lecture de Une journée au centre-ville

À deux

Aujourd’hui, j’ai constaté qu’après dix-neuf ans de mariage, la complicité se mesure dans les plus bêtes niaiseries qui émaillent le quotidien du couple. Faire l’épicerie, déposer un chèque, arrêter à la SAQ, et rire ensemble des travers d’autrui, du coût astronomique des denrées et de l’heure qui passe. Reconnaître chez l’autre son propre humour, goûter … Continuer la lecture de À deux

Tout ce qui m’énerve

Bonjour/Hi. Le ratio inversé plastique-biscuits dans les emballages de biscuits. Les formules usées à la corde sur Facebook. La sollicitude des pharmaciens, depuis que l'État les autorise à facturer des services de consultation dès qu’on leur pose une question (même : «Est-ce que je peux payer mon dentifrice à cette caisse? »). Aspergillus pour l'ensemble de ses … Continuer la lecture de Tout ce qui m’énerve

Vendredi : )

Vendredi dernier, j’ai constaté à quel point la Québécoise et son conjoint vibrent encore et toujours pour la fin de semaine. Je dois à mon enseignante de sixième année, Francine Paquette, et à un dessin* de Charles Schulz qu'elle nous avait distribué, ma profonde affection du jeudi et du vendredi. Sous les traits d’un Snoopy … Continuer la lecture de Vendredi : )

Portrait (2)

J’ai découvert le jardinage à la fin des années mille neuf cent quatre-vingt, après qu’une population de cafards m’eut chassée du logement que j’avais loué sur le Plateau Mont-Royal. Une amie enfin prête à quitter le giron familial — mais pas à n’importe quel prix — nous dénicha un quatre et demi qui était tout … Continuer la lecture de Portrait (2)

Divertissement pascal

La majorité des gens nés après 1980 ignorent que dimanche dernier était celui des Rameaux. En fait, la majorité ignorent ce que signifie, dans la tradition catholique, le dimanche des Rameaux. Je l’avais moi-même oublié, alors que j’attendais le feu vert sur Papineau à l’angle de Jean-Talon. Juste au coin, un homme avait dressé une … Continuer la lecture de Divertissement pascal

Cousu de fil blanc

Ma vie tenait entre ces quatre murs. En trente ans, j’en ai pourtant vu de toutes les couleurs. Je me souviens de mon arrivée ici avec Céleste. Nous étions beaux et audacieux, et personne n’aurait songé à nous associer à un quelconque conformisme pas plus qu’à un courant du moment. Ce qu’on en a fait … Continuer la lecture de Cousu de fil blanc