Fin de partie

L’an dernier, à cette date, je publiais le premier d’une cinquantaine de billets hebdomadaires qui relataient à peu près mon année 2016. J’ai expliqué ici le but de ma démarche.

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Je ne suis pas un Mini-Wheat

La persévérance est au cœur de l’acte d’écrire, du mien. Le café, la méditation, le sommeil, le temps, long ou court, n’y peuvent rien. Dans mes heures sombres, j’ai parfois l’impression d’écrire plus vrai, mais je me trompe. Certaines de mes créations les plus riches sont nées d’expériences merveilleuses.  Lire la suite

J’ai planté un… pin

Aujourd’hui, nous avons planté un arbre. Un beau grand pin comme les aimait Tom Thomson. Je sais, je vois grand et loin. Malgré son jeune âge, le nôtre peut déjà se qualifier ainsi puisqu’il a fallu rabattre les sièges avant et arrière de la voiture pour le transporter de la pépinière jusqu’au chalet. Lire la suite

Écrire ou pas

Aujourd’hui, je constate qu’écrire est un muscle qui s’atrophie faute d’être exercé. Voilà trois mois que mon manuscrit, à peine visible sous une pile de dossiers, attend. Le sentiment que j’associe le plus souvent à l’écriture, depuis que je tiens un blogue, est celui de la culpabilité. Il s’invite à ma table dès le septième jour suivant la mise en ligne du dernier billet. Il n’en décolle pas avant que j’aie pondu quelque chose. C’est presque un protocole : écriture, mise en ligne, satisfaction personnelle, retour à l’ordinaire, culpabilité, culpabilité, culpabilité, écriture. Lire la suite

Histoires napolitaines

J’ai terminé récemment un roman dont la narratrice souffre d’un criant manque de confiance en soi. Dans le troisième tome d’un récit échelonné sur cinquante ans, la pauvre héroïne partage la vedette avec une « amie » qui a connu une tout autre trajectoire de vie que la sienne et un amour de jeunesse qui lui fait perdre toute capacité de jugement.

Née dans les années 1940, dans un quartier défavorisé de Naples, elle réussit pourtant à s’en extirper grâce à des études universitaires, la publication d’un roman et la rencontre de personnes stimulantes qui l’incitent à se dépasser. Or comme une litanie revient toujours la crainte de ne pas partager l’intelligence, la beauté ou l’esprit de cette amie torturée qui — par-dessus le marché — lui ravit son amour de jeunesse. Et ce dernier, que l’auteure réussit brillamment à dépeindre comme l’être égocentrique sur lequel se pâment généralement la plupart des adolescentes, lui fait perdre le nord à la moindre occasion. Get over it !, me suis-je dit à toutes les cinq pages. Lire la suite

Un jour à la fois

Au cours de l’année qui s’achève, j’ai lu deux journaux que m’avaient recommandés mon amie Marie-Claude et mon mari. Parmi la multitude de romans, d’essais, de recueils de nouvelles qui me font envie et qui attendent ou non leur tour sur ma table de chevet, il s’est trouvé que j’ai consacré plusieurs heures aux journaux d’une New-yorkaise et d’un Montréalais dont je n’avais jamais entendu parler.

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Un an

3487612625_fa9c29d9eb_zOn dit souvent que la première année du deuil est la plus difficile, car elle nous oblige à revivre, mois après mois, la vie révolue sur le mode et le temps de la personne disparue. C’est oublier que ce phénomène de retour sur soi s’applique à toute chose, de la plus gravissime à la plus dérisoire, aux tragédies comme aux grandes aventures.

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